Article du journal l'Union
A 33 ans, Séverine vient depuis trois ans au Secours populaire. Son conjoint subvenait aux besoins de la famille, mais il y a quatre ans, la jeune femme s'est retrouvée seule. « Je touche le Rmi, les allocations, et le soutien familial, » explique Séverine, qui est venue avec son chariot à roulettes chercher des provisions pour plusieurs semaines. « Je viens ici depuis trois ans, surtout pour les enfants. C'est difficile. L'aide alimentaire nous aide, mais cela ne fait pas tout. Tous les mois, il faut calculer, et tout compter. Le plus difficile, c'est quand il faut rhabiller les enfants. » Le « libre-service » est une formule qu'elle trouve « plutôt bien. On a le choix, on prend ce qu'on aime. » Produits laitiers, produits d'hygiène, plats cuisinés, petits gâteaux, Séverine remplit son sac. A l'approche de Noël, cette maman pense bien sûr aux cadeaux. « C'est le plus difficile, mais je parle souvent à mes enfants. Je leur dis que la vie n'est pas toujours facile et, surtout, de bien travailler à l'école, pour ne pas se retrouver sans emploi. Cela n'a pas été mon cas. ». Et Séverine ajoute fièrement : « Mes filles comprennent bien. Elles travaillent très bien à l'école. Quant à moi, je suis à la recherche d'un emploi. J'espère ne pas venir ici toute ma vie. »
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