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04/07/2008

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La vie s'organise
 
L'hiver, la vie s'organise pour les « abîmés de la vie » Un camion du Secours populaire s'installe chaque après-midi en haut des Promenades.
 

 

Article du journal  l'Union

La ministre déléguée à la Cohésion sociale lancera aujourd'hui à Reims le plan hiver 2006-2007 dans la Marne. Sur le terrain, le Samu social et le Secours populaire sont déjà partis à la rencontre des personnes en difficulté.
LE rendez-vous est immuable pour les habitués. Chaque jour, du 1er novembre au 15 avril, de 15 à 17 heures, la camionnette du Secours populaire s'installe sur le haut des Promenades.
Au programme boissons chaudes (café, thé, chocolat, soupe), mini-sandwichs, gâteaux ou vêtements. « Nous sommes une roue de secours. On accueille des gens qui ne savent plus où aller », explique le bénévole responsable de la distribution. « Il y a une grande partie de SDF mais aussi des personnes en grande précarité. »
Cela fait dix ans que l'opération est mise en place, avec malheureusement toujours le même succès. « Et si on ouvrait toute l'année, il y aurait du monde toute l'année. », déplore le bénévole. Depuis le début novembre et le lancement de la campagne 2006-2007, l'équipe a déjà pu constater que la demande était toujours aussi forte. Trente personnes le premier jour, cinquante le deuxième, là où la moyenne annuelle est de vingt-cinq à trente personnes au quotidien. « C'est parti sur un bon rythme avec un début novembre froid. Depuis on est revenu dans la moyenne. Mais globalement en dix ans, les chiffres de fréquentation sont en constante augmentation avec davantage de jeunes et de femmes. »
« Ici, ils sont gentils »
Roberte est une habituée des lieux. Édentée, elle ne peut prendre de sandwich mais profite pleinement de la soupe qui lui est offerte. « Je viens là depuis le début. Ils sont gentils, nous écoutent. Et puis grâce à eux, je peux m'habiller plus chaudement. Là je viens de demander des chaussettes, un cache-nez et des chaussures chaudes. Hier, ils m'ont donné ce blouson. »
« Moi je viens pour l'ambiance », lâche René. « On discute, ils me réconfortent. Avec 5 euros par semaine, je ne peux pas vivre ou manger comme je le veux. Grâce à eux je me sens mieux. »
A quelques mètres de là, la présidente du Secours populaire de la Marne se félicite de la bonne mise en place de l'opération. « Nous ne sommes pas dans l'assistanat », commente-t-elle. « On écoute les gens, on leur offre de quoi boire et manger mais on fait tout pour essayer de les responsabiliser. Tout est fait pour les inciter à aller vers des centres d'accueil. C'est d'ailleurs pour cela que nous ne leur donnons que des mini-sandwichs pour qu'ensuite, ils prennent le temps de manger convenablement le soir. »
La camionnette se veut être un lieu de rencontre où chacun parle de sa situation s'il a envie de le faire. Tout se fait naturellement. Sans obligation. Et c'est ce qui plaît aux personnes de passage : un peu réconfort et beaucoup d'écoute.



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